Questions fréquentes

La distance aux habitations

La loi impose de respecter une distance minimale d’éloignement de 500m entre une habitation et une éolienne. En conséquence, pour définir une zone d’étude le premier critère pris en compte par le développeur éolien est le respect d’une distance minimale de 500m avec l’habitation la plus proche.

Selon les spécificités du territoire et les contraintes existantes, la distance entre une éolienne et l’habitation la plus proche est souvent plus élevée.

L’efficacité de l’énergie éolienne

La production d’électricité d’un parc éolien varie en fonction du nombre et du modèle d’éoliennes implantées. A l’heure actuelle, la plupart des grandes éoliennes produisent entre 2 et 4 mégawatts (MW). Une éolienne de deux mégawatts alimente, en moyenne, 1 000 foyers en électricité. En conséquence, un parc éolien couvre les besoins en électricité de plusieurs milliers de personnes.

En raison des évolutions technologiques, en dix ans, les éoliennes ont augmenté leur capacité de production de 200% (source FEE). Désormais, les éoliennes produisent de façon plus régulière et à partir de vents plus faibles.

Les éoliennes, qui tournent 95 % du temps (source ADEME), produisent au maximum de leur capacité l’hiver, lorsque la consommation électrique est plus forte.

Au sein d’un parc éolien, l’arrêt d’une éolienne peut-être dû à plusieurs facteurs :

  • courant de vent et topographie (vent insuffisant) ;
  • bridage lié aux ombres portée/à l’acoustique/à la faune ;
  • indisponibilité du réseau ENEDIS ;
  • maintenances périodiques ou correctives.
La maîtrise des effets sonores

Comme la majorité des machines, l’éolienne émet des sons inhérents à son fonctionnement. En conséquence, pour assurer la tranquillité du voisinage, la réglementation impose de contrôler les émissions sonores émises par l’installation. Ainsi, le jour (de 7h00 à 22h00) l’éolienne ne doit pas émettre plus de 5 décibels que le bruit ambiant existant avant l’implantation du parc éolien. De même, la nuit (de 22h00 à 7h00) l’éolienne ne doit pas émettre plus de 3 décibels que le bruit ambiant existant avant l’implantation du parc éolien.

Pour s’assurer de respecter cette réglementation, le développeur de projet fait réaliser une étude acoustique (avant et après l’implantation du parc éolien). Ainsi, l’enregistrement et la modélisation du bruit ambiant existant, permettent de définir d’éventuels plans de bridage.

En raison des innovations technologiques (ex: peignes au bout des pales), les effets sonores d’une éolienne sont de moins en moins perceptibles par le voisinage.

Les incidences sur la santé humaine et animale

En l’état actuel des connaissances scientifiques, l’éolien ne peut pas être assimilé à un risque pour la santé humaine et animale.

L’Académie Nationale de Médecine et l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’Alimentation, de l’Environnement et du Travail (ANSES) soutiennent que les « effets éoliens » sont surtout lié à un effet nocebo. Cet effet serait issu de « la diffusion via notamment les médias, les réseaux sociaux voire certains lobbies d’informations non scientifiques accréditant des rumeurs pathogéniques non fondées » (Rapport de l’Académie Nationale de Médecine, mai 2017, page 12).

De plus, une éolienne de 2 mégawatt permet, par équivalence, d’éviter le rejet dans l’atmosphère d’environ 1934 tonnes de CO² chaque année (source FEE). En conséquence, « l’éolien terrestre présente indubitablement des effets positifs sur la pollution de l’air et donc sur certaines maladies (ex : asthme, cancers…) » (Rapport de l’Académie Nationale de Médecine, mai 2017, page 18). 

La réception télévisuelle

Lors de la construction d’un parc éolien il est possible que les éoliennes aient un impact sur la réception télévisuelle. En effet, une éolienne, qui constitue un obstacle en hauteur, peut couper un faisceau hertzien.

Cependant, la législation impose au constructeur de mettre rapidement en place des solutions pour y remédier. En conséquence, avant le démarrage d’un chantier, le maître d’ouvrage prend des dispositions pour faire intervenir un professionnel local qui peut agir au plus vite en cas de perturbation. Une information est également délivrée aux élus et aux riverains concernant la procédure à suivre en cas de problème de réception de la télévision après le levage des éoliennes.

Les installations mises en place (ex : réorientation de l’antenne, amplificateur, parabole…) sont étudiées, financées et réalisées par le porteur de projet.

Les effets sur la valeur immobilière des biens

Contrairement aux idées préconçues qui associeraient l’implantation d’un parc éolien à la dégradation du cadre de vie et à une baisse des valeurs immobilières dans le périmètre environnant, les résultats de plusieurs études scientifiques européennes et américaines relativisent les effets négatifs des parcs éoliens quant à la baisse des prix de l’immobilier. Dans la plupart des cas étudiés, l’implantation d’un parc éolien n’a aucun effet sur le marché immobilier et, le reste du temps, les effets négatifs s’équilibrent avec les effets positifs.

Ainsi, pour exemple, une étude menée dans l’Aude (Gonçalvès, CAUE, 2002) auprès de 33 agences concernées par la vente ou la location d’immeubles à proximité d’un parc éolien rapporte que 55% d’entre elles considèrent que l’impact est nul, 21% que l’impact est positif et 24% que l’impact est négatif.

Les retombées économiques pour le territoire

Le développement d’un parc éolien n’est pas limité aux seuls intérêts économiques de l’exploitant. En effet, il est basé sur une logique de développement durable des territoires, qui s’accompagne d’un développement économique local.

Ainsi, les éoliennes « génèrent des recettes fiscales au niveau locale, comme toute activité économique implantée sur un territoire. Une éolienne terrestre rapporte de 10 000 € à 12 000 € par an et par mégawatt installé aux collectivités locales environnantes » (source ADEME). En 2017, l’éolien a donc permis aux collectivités territoriales (Communes, Intercommunalité, Département, Région) de percevoir environ 151,4 millions d’euros de nouvelles recettes fiscales (source FEE).  

L’Imposition Forfaitaire sur les Entreprises de Réseaux (IFER), qui s’élève à environ 7000 € par mégawatt installé, constitue notamment une recette fiscale non négligeable pour la Commune d’implantation d’un parc éolien qui en perçoit au moins 20%.

De plus, grâce aux mesures d’accompagnement mises en place par le porteur de projet, les Communes d’implantation de parcs éoliens se voient allouer un budget qu’elles utilisent pour réaliser des projets en faveur du développement durable qui bénéficient à l’ensemble de la population.

Enfin, la création d’un parc éolien a pour effet de dynamiser l’activité économique locale. En effet, lors de la phase de développement et de chantier, plusieurs personnes logent et consomment sur le territoire. De plus, l’implantation d’un parc éolien constitue souvent une opportunité pour créer de nouveaux sentiers de randonnées, empruntés par des touristes randonneurs également amenés à se loger et à se nourrir sur le territoire. 

Le balisage lumineux

Le balisage lumineux est une obligation législative imposée pour la sécurité de l’aviation civile et militaire. 

En effet, une éolienne constitue un obstacle pour les avions. Comme pour les ponts, les phares ou encore les grues, ce danger doit donc être signalé par un balisage blanc le jour et rouge la nuit. 

« Les feux à éclats de même fréquence implantés sur toutes les éoliennes sont synchronisés ». Ils sont installés sur le sommet de la nacelle et sont visibles dans tous les azimuts (360°).

« Lors de la période de travaux (…) la présence du chantier et des éoliennes en cours de levage est communiquée aux différents usagers de l’espace aérien par la voie de l’information aéronautique. A cette fin l’exploitant des éoliennes, après coordination avec le responsable du chantier, fournit les informations nécessaires aux autorités de l’aviation civile et de la défense territorialement compétentes au moins 7 jours avant le début du chantier ». 

(Arrêté du 23 avril 2018 relatif à la réalisation du balisage des obstacles à la navigation aérienne).

Le financement de l’énergie éolienne

Un projet éolien coûte plusieurs millions d’euros. Lors de son développement, un important budget est notamment alloué à la réalisation des études naturaliste, paysagère et acoustique, qui garantissent le respect du cadre de vie et de l’environnement territorial.

Un parc éolien est développé par le porteur de projet, via ses financements propres et l’emprunt bancaire. Afin de permettre aux acteurs territoriaux de s’impliquer dans le projet, le porteur de projet peut également mettre en place une campagne de financement participatif.

En outre, « pour accompagner le développement de la filière éolienne et permettre la baisse des coûts, l’Etat a mis en place un système de soutien à la production d’électricité éolienne. Ainsi, en France, tous les foyers participent au développement des moyens pour produire de l’électricité renouvelable (hydraulique, solaire, éolien…) à travers la Contribution au Service Public d’Electricité »(Source ADEME). En 2017, la part revenant au soutien du développement de la filière éolienne représentait 19% de la Contribution au Service Public de l’Electricité (source Commission de Régulation de l’Energie, dont le rôle est également d’assurer des égalités de prix pour tous consommateurs sur le territoire national). 

En parallèle, des taxes sont également dues par les exploitants de parcs éoliens (taxe foncière, Imposition Forfaitaire sur les Entreprises de Réseaux, CVAE, Cotisation sur la Valeur Ajoutée des Entreprises, Cotisation Foncière des Entreprises). 

L’exploitation et le démantèlement d’un parc éolien

A l’heure actuelle, la durée prévisionnelle d’exploitation d’un parc éolien est de 20 à 40 ans.

Pendant toute la période d’exploitation du parc éolien, chaque éolienne fait l’objet d’un suivi quotidien à distance par l’exploitant. Des maintenances périodiques et correctives sont également réalisées.

A l’issue de la période d’exploitation, l’ensemble des éléments constitutifs du parc éolien sont démantelés conformément à la réglementation en vigueur. Ainsi, les éoliennes (mât, nacelle et rotor), les postes de livraison et tous bâtiments affectés à l’exploitation du parc éolien sont démontés. De même, l’ensemble des accès et aires de grutages sont supprimées. Les fondations et câbles sont également éliminés. Le site d’implantation du parc éolien fait donc l’objet d’une remise en état totale. L’ensemble des matériaux sont recyclés ou évacués en décharge. Les terrains sont restitués à leur propriétaire avec de la terre végétale qui permet aux champs de retrouver leur vocation d’origine. 

Avec l’essor du renouvellement des parcs éoliens, également appelé « Repowering », une fois démantelés, les sites d’implantation peuvent désormais faire l’objet du développement d’un nouveau projet éolien. Celui-ci est néanmoins conditionné par l’obtention préalable de l’accord des propriétaires, des élus et du Préfet.